Inuyasha & Sesshômaru RPG
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Te voici sur le forum RPG Inuyasha basé et sur la série, et sur le troisième film "L'épée de la conquète" du monde! Il est encore récent certes mais se développera vite si tu t'inscris.

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Pour le moment, les personnages du manga commencent à être pris, dépèche toi si tu veux en incarner un donc!
Pour le reste, nous t'invitons à lire le règlement, les descriptions des différentes races que tu peux incarner et le contexte.

Bon jeu et en espérant te voir bientôt parmi nous!

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Sou'unga est de retour et des âmes défuntes ont réussi à revenir parmi nous. Venez aider nos héros à à combattre cette nouvelle menace!
 
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 Rencontre avec l'Impératrice (pv Ayana)

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Yusuyuki Takashi
Chasseur de yôkai implacable
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MessageSujet: Rencontre avec l'Impératrice (pv Ayana)   Jeu 21 Juil - 17:33

Il se promenait à l'accoutumer, quand il avait rencontré un yôkai. En pleine montagne, il avait croisé un de ses êtres qu'il s'était promis d'éliminer jusqu'au dernier. Il n'avait pas ouvert le combat directement, restant de son point d'observation pour ne pas se faire voir. Sans être paranoïaque, il restait en permanence sur ses gardes et quand il pouvait éviter de croiser les gens directement, il le faisait. Après qu'une distance raisonnable ne les sépare, il avait commencé à suivre le démon, jusqu'à ce que ce dernier ne le repère. Bien évidemment, Yusuyuki ne s'attendait pas à ce que ce dernier soit enchanté, mais il savait aussi qu'il avait la puissance de le battre, il en était certain. Même si l'habit ne fait pas le moine, il y avait quelque chose dans l'apparence du yôkai qui lui faisait vraiment croire qu'il pouvait le battre, mais il ne savait dire quoi réellement.

« Part humain, sinon tu mourras. »

Loin d'être impressionné par la menace, le chasseur de yôkai raffermit sa prise sur son katana. Et afficha un maigre sourire au démon. Pas question de broncher devant lui.

« J'en ai vu des plus féroces yôkai, il en faudra plus pour m'impressionner. »

Le yôkai se plaça en position pour combattre et au même instant, Yusuyuki dégaina son katana et son wakizashi. Prêt au combat, ses yeux verts étaient la fenêtre de sa détermination et la seule partie de son visage visible sous le masque. C'est à ce moment que la lumière de la lune fit scintiller la marque qu'il avait sur lui, affichant dès lors un visage surpris chez le yôkai.

« - La marque... tu étais mort et tu es revenu n'est-ce pas.

- Possible, qu'est-ce que cela peut bien changer?

- Le combat n'est pas une obligation, tu peux nous rejoindre.

- Vous?

- Les Shinmatsuei, tu dois connaître les rumeurs.

- Je sais que vous gagnez en importance oui.

- C'est un don qui t'a été fait de pouvoir revenir, viens l'honorez parmi nous.

- Désolé, mais pas avec des yôkais, plutôt mourir. »

Et au sourire du démon, ce devait vouloir dire que ce dernier croyait pouvoir le tuer. Le combat s'engagea et Yusuyuki para quelques coups de ses armes, attaquant ensuite agressivement son adversaire. Le démon, visiblement très confiant en lui et jugeant que l'humain n'était pas du tout une menace, avait une manière de combattre qui témoignait du talent en effet. Le chasseur de yôkai avait un combat quand même assez difficile, mais en même temps, la confiance de son adversaire le rendait quand même plus vulnérable. Une série d'attaques s'échangea et comme toujours, les blessures du yôkai guérissaient bien rapidement, alors que celle de Yusuyuki elle restait. Quoique le seul coup vraiment dommageable qu'il avait reçu était un coup de poing dans les côtes qui lui laissait une douleur qui le tiraillait.

Néanmoins, Yusuyuki finit par reprendre le dessus alors que son adversaire lançait une attaque assez puissante. Contrairement à ce qu'imaginait le yôkai, l'homme était capable d'en prendre quand même beaucoup et n'était pas un humain moyen qui mourrait à la première entaille. Il absorba donc la charge du yôkai, tombant au sol sous ce dernier qui s'empala sur le katana de Yusuyuki, ce qui en temps normal n'aurait pas été si dramatique, si Yusuyuki n'avait pas encore été assez vif d'esprit pour ouvrir le dos du démon avec son wakizashi. La douleur que le démon ressentit donna l'avantage à l'humain qui labourra le yôkai de ses lames, jusqu'à couper le coeur de son katana qui entaillait le yôkai incapable d'arrêter de se tordre de douleur. Avec une force et une détermination féroce, Yusuyuki ne perdit pas l'ascendant de la bataille et couvrit le yôkai de coup jusqu'à réussir à le décapiter et jusqu'à finalement le vaincre. IL avait été plus sonné qu'autre chose et n'avait aucune vraie blessure le menaçant de mort. Par contre, il avait maintenant sa curiosité sur ce clan dont lui avait parlé le démon, il devrait en apprendre plus. Encore une chance que ce yôkai ait été aussi confiant en lui.

***

Voilà maintenant un moment qu'il rôdait dans les montagnes. Il avait établi un petit campement pour passer les nuits et se contentait des provisions qu'ils avaient transportées avec lui jusque-là. Il devrait bientôt repartir en ville, car il serait bientôt à court de provisions. Mais l'homme solitaire n'avait pas encore envie de retourner en ville, il préférait prendre le temps de récupérer. Les quelques nuits qu'il avait déjà prises lui avaient fait du bien et la méditation calmait son esprit. Voilà maintenant plusieurs mois qu'il était de retour parmi les vivants et il n'avait encore jamais médité, son esprit en avait besoin. C'était une des rares choses que lui avait enseignées la mort. Kyoufuu, sa jument, était couché non loin et attendait patiemment que son cavalier lui signifie qu'il était prêt à quitter les montagnes. Pourtant, Yusuyuki ne pouvait s'y résigner, il sentait que son destin l'appelait à rester en ce lieu encore, mais pour une raison inconnue. C'est en cette douce nuit, alors qu'il était en pleine méditation avec son armure comme à l'habitude, qu'il sentit une présence, du moins, l'entendit dans la tranquillité de la nuit. Sa marque visible, il n'en fit pas cause, remettant son masque tranquillement avec un geste témoignant l'habitude. Son wakizashi à la taille, il agrippa le katana dans son fourreau qu'il avait laissé sur le sol contre sa jambe pour la méditation. Il ouvrit les yeux et se releva sans la moindre crainte.


« Qui va là? »
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Ayana Konoka
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Impératrice (pv Ayana)   Jeu 21 Juil - 23:43

Ce soir la yôkai n'était pas du genre calme, oh non. Tout le monde ignorait pourquoi d'ailleurs. Qu'est ce qui pouvait mettre cette femme dans une telle fureur alors qu'elle avait autorité sur tout dans cette maison? Et même le quartier. Le fait est que personne n'osait faire le moindre geste en la voyant de peur de voir la 'jeune' femme se défouler sur eux, faire usage de ses pouvoirs était si aisé... Personne donc n'allait la voir, ni les clients, ni les servantes, elle restait des heures dans sa chambre vêtue d'un simple kimono blanc, ses cheveux en cascade, bref une apparence "négligée" mais qui était quand même bien pratique pour se détendre. Devant la petite table où elle était assisse et sur laquelle était le précieux sake, Sou'unga trônait toujours dissimulé par le kekkai faisant d'Ayana la seule à le voir. Elle seule savait également qu'ils conversaient, et oui, puisque l'arme avait sa propre arme. Une lutte se produisait entre les deux interlocuteurs, l'épée trouvait que tout allait trop lentement, il voulait du sang alors que la yôkai préférait attendre.
En effet, le suicide n'était pas du tout son genre aussi elle préférait attendre d'avoir des éclats de la perle de Shikon avant de se lancer aveuglément contre Tessaiga et Tenseiga qui avaient déjà réussi à vaincre l'épée des Enfers. Toutefois, il était fastidieux de supporter les commentaires de cette épée diabolique. Les deux derniers villages ne lui avaient pas suffit? Soit, elle se débrouillerait pour le faire patienter autrement. En attendant, elle dut faire abstraction de ses pensées quand Kaede, sa garde du corps, entra lui apportant une missive. D'un air désinvolte et las, l'oiran se saisit du papier froissé et l'ouvrit. Et ce qu'on peut dire est que son contenu fut loin de calmer sa fureur. Les éclats de porcelaine du service pour le sake volèrent dans toute la pièce et on entendit son accès de fureur dans toute la maison. Le soir même, elle devait recevoir un riche seigneur -encore mais qu'importe, des affaires plus urgentes l'appelaient.

Ayana fut rapide. On essaya bien sur -sans grande conviction et avec du recul pour rester en vie- de la convaincre de rester mais elle avait déjà sellé Yosei qui piaffait déjà sur place, impatient de partir. Elle monta sur l'étalon, mit les pieds dans les étriers et sortit en trombe du quartier des plaisirs avec pour seule peine de cacher son visage: un long manteau qu'elle avait mis par dessus sa tête. Il lui fallait quelque chose pour se défouler et de toute évidence son souhait avait été éxaucé. Le meurtre d'un membre de son clan était un bon prétexte non? Ou même s'il ne l'était pas de toute manière c'était trop tard désormais, le cheval filait vers le lieu dit.
Et comment cette missive était arrivée là? Tout simplement parce que les Shinmatsuei en mission, excepté les meilleurs recommandés par Ayana, ne se déplacaient pas seuls et que le compagnon du tué avait pu envoyer cette missive après s'être doucement esquivé. Mais le fait le plus intéressant était que le meurtrier possédait aussi la marque d'Enma, le dieu des enfers. Il devrait donc être des leurs, non?
La course en tout cas fut longue mais l'étalon était endurent et tint bon jusque les montagnes où elle rejoignit le compagnon du tué. Il lui expliqua brièvement ce qui s'était passé avant d'indiquer où était le meurtrier qui à première vue était resté dans les montagnes encore. "Parfait" se dit la yôkai. Avancant au pas, elle se dirigeait vers sa cible, lentement, sans se hâter pour prendre tout le temps de le sentir, de s'enivrer de son aura, le temps de retrouver un sang froid de marbre qui lui permettrait de déchiffrer cet effronté à sa guise. Et elle se rapprochait, elle le sentait et fut déçue de sentir qu'il s'agissait d'un humain. Bien sur elle savait que tout les Shinmatsuei n'étaient pas yôkai mais qu'un humain soit parvenu à tuer son subordonné démon lui restait en travers de la gorge.
Aya attendit que l'humain sente sa présence pour esquiver le moindre mouvement autre que ceux de son cheval marchant toujours. Bien que son ouïe ait parfaitement entendu sa question, ses lèvres mirent quelques secondes avant de laisser échapper le moindre son. Il faisait nuit, pauvre humain, en cas de combat il serait perdu, ce serait même trop facile mais la curiosité de la yôkai lui accorda un sursis.


De toute évidence une personne que vous n'auriez jamais du offenser.

Sa voix était douce, posée, calculée pour qu'elle puisse se glisser avec harmonie dans la nuit alentour, dans cet environnement sombre en proie à tant de superstitions et légendes. Puis elle se décida à mettre pieds à terre et se dirigea vers l'humain pour qu'il puisse la voir grâce aux flammes de son feu. De toute manière, on ne pouvait pas la louper. Habillée simplement, ses vêtements réflétaient en tout point une excellente qualité que seuls les plus riches pouvaient s'offrir. Elle avait même conservé quelques broches d'argent dans ses cheveux de feu, les maintenant en arrière, laissant seulement quelques mèches descendre épouser la courbe de son cou et de sa nuque. Son kimono blanc lui laissait ses épaules nues sous les caresses du vent et avait l'avantage d'être ouvert en bas, lui donnant la liberté d'effectuer de grands mouvements à son aise. Une ceinture plus rigide noire lui servait d'obi et maintenant le vêtement en place mais rien de cette simple mais néanmoins coûteuse parure n'enlevait sa prestance. Ses yeux aussi flamboyants que le feu de camp en train de s'agiter sous les caprices des brises fixaient l'humain de toute évidence rôdeur ou quelque chose de la sorte.

On m'a dit qu'il y a peu vous êtes parvenus à tuer un de mes subordonnés. Qu'a t-il fait? Sou'unga ne vous a t-il pas ramené à la vie comme lui et moi? Alors pourquoi s'en prendre à un des nôtres?

Un pas après l'autre, elle se rapprochait du rôdeur, nullement intimidée par le fait qu'ils soient plus grand qu'elle et sans doute mieux armé même si la yôkai était quand même venue avec un katana dans le dos. Sa voix restait calme, limpide, sans une seule once de tremblement ou de laisser-aller.

Je ne me déplace pas pour rien aussi pesez vos mots si vous souhaitez ne pas finir comme celui que vous avez tué.

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Yusuyuki Takashi
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Impératrice (pv Ayana)   Ven 22 Juil - 3:05

Une voix s'éleva dans la noirceur de la nuit. Une voix parfaitement maîtriser et qui sonnait beaucoup trop comme si elle faisait partie du décor. La voix d'une personne en qui on ne pouvait placer ni confiance ni nonchalance. C'était clairement la voix d'une personne qui recherchait un but particulier qui impliquait l'interlocuteur comme simple pion à conserver ou supprimer au besoin. Pourtant, Yusuyuki restait de marbre, comme si un confrère d'arme lui annonçait le retour de sa patrouille, comme si la scène était tellement banale qu'elle n’était en rien exceptionnelle. En fait, avec son éducation, Yusuyuki avait appris à ne jamais laisser place à la peur ou à l'anticipation hâtive de l'inconnu. Conscient de la légère menace que portaient ces mots, il raffermit subtilement sa prise sur le fourreau de son katana et resta sur ses gardes, préférant être en mesure de réagir au besoin. Après un certain temps, une silhouette féminine apparut et Kyoufuu se releva d'un mouvement. Le chasseur de yôkai tendit la main paume vers le sol dans un geste lent et laissant transparaître le calme qui l'habitait.

« Shitoshito » [Doucement]

Sa voix était naturellement profonde et porteuse d'un charisme certain. Sans avoir à mettre d'effort pour se maîtriser, il avait une voix aussi banale que s'il avait parlé de la pluie et du beau temps avec une vieille connaissance. C'était ça l'entraînement d'un samouraï. C'était ne plus ressentir la peur et ne plus l'afficher, ne plus se laisser exciter futilement par quoi que ce soit, ne jamais perdre le centième de la maîtrise que son esprit exerçait sur le corps. La jument se détendit en restant aux aguets néanmoins, prête à réagir au besoin elle aussi. La main gantée de Yusuyuki revint sur le manche de son wakizachi et les yeux verts que son masque laissait apparaître se fixèrent droit dans les yeux de son interlocutrice. C'était une des rares règles de son éducation qu'il avait laissé tomber, préférant de loin scruter les yeux des gens dont il jugeait nécessaire de voir l'âme. Les fenêtres de l'âme n'étaient autres que les yeux non? Son corps détendu dégageait un calme et une assurance que peu auraient eue dans la situation. Mais, son corps témoignait qu'il était prêt à une réaction rapide s'il fallait, souple et attentif. Il dégageait l'aura d'un homme paisible et en paix avec sa vie, celle d'un homme qui ne craignait pas la mort et encore moins son futur. Après tout, entre la vie et la mort, un samouraï choisit toujours la mort, c'était ainsi. Il ne tombait pas non plus dans l'arrogance ou l'auto-suffisance de ceux imbus d'eux-même. Il avait confiance en lui, certes, mais pas au point de se croire un dieu non plus.

Le fait que son interlocutrice soit vêtue de parure destinée aux plus riches de ce monde ne fit aucun effet sur Yusuyuki, à part peut-être lui donner quelques pistes sur le personnage devant lui. Qu'elle soit riche ou pauvre, déguisé ou réellement vêtu ainsi... tout cela ne changeait pas le fait qu'elle se tenait devant lui en le menaçant subtilement tout en lui demandant de lui rendre compte. Sa deuxième phrase ne manqua pas de lui donner un lot d'information et il sut dès lors qui était la yôkai devant lui. Il savait qu'elle en était une, elle avait les marques et il était habitué de les chasser. Par contre, celle-ci n'était pas de son calibre, il n'avait pas la puissance directe de l'engager. Il était plus grand, plus vigoureux, mais elle restait une yôkai connue parmi les plus puissantes... à moins que son pouvoir ne soit que le fruit de son épée? D'ailleurs, il ne savait rien de l'arme qui avait permis de détruire les villages, était-ce celle sur son dos ou une autre? Un mince sourire se profila sur ses lèvres, qui étaient invisibles sous le masque de yôkai prenant place devant son visage. Ainsi, l'Impératrice voulait savoir... ainsi, elle saurait. Alors qu'elle avançait, Yusuyuki recula et décrivit un léger cercle par des pas martiaux, restant ainsi hors de la portée physique de la yôkai. Il n'était pas imbécile non plus au point de la laisser pénétrer son espace vital. Et si jamais elle tentait quoi que ce soit, il aurait katana et wakizashi en main en moins d'une seconde.


« Ce n'est pas moi qui vous aie convié ni moi qui vous aie demandé de vous déplacer, cela fut décidé de votre propre chef. »

Elle ne se déplaçait pas pour rien? Comme la majorité des gens en fait. Si elle voulait avoir réponse ou autre, elle allait devoir ne pas lui sortir une phrase aussi dénudée de sens à toutes les deux répliques, parce que Yusuyuki avait horreur de cela. Cette réplique purement aristocratique l'ennuyait en effet. Ho, il ne la provoquait pas, pas du tout. D'ailleurs, il était comme un samouraï, il jugeait le présent selon l'instant de sa mort, alors il n'allait pas faire le petit chien mangeant dans la main de celle-ci pour être épargné. Sans la provoquer, il s'affirmerait lui aussi.

« Ramener à la vie... peut-être. Pourtant, le bushido est strict : Le vrai courage consiste à vivre quand il est juste de vivre, à mourir quand il est juste de mourir. Quand tu te retrouveras au carrefour des voies et que tu devras choisir la route, n'hésite pas : choisis la voie de la mort. »

C'était des préceptes qui lui avaient été enseignés durant toute son enfance. Sa voix les récitait de manière platonique, mais avec un air solennel en même temps, mélange un peu déstabilisant.

« Mieux vaut mourir sans rien accomplir que d'être un couard fuyant la mort pour ne rien accomplir. »

C'était à nouveau un des enseignements des samouraïs que Yusuyuki jugeait vrais. Quand la mort arrivait, c'était qu'elle devait arriver. Ceux qui mourraient d'une belle mort dans l'honneur étaient récompensés pour leur vie, les autres devaient malheureusement porter les conséquences de leur vie.

« Comprenez bien que je n'ai pas tué un des miens, yôkai. Je suis humain et lui était yôkai, tout comme vous l'être. Je ne suis pas des vôtres et vous n'êtes pas des miens, c'est aussi simple que cela. »

Ça avait le mérite d'être clair. Il n'était pas un Shinmatsuei, il était un humain. Et elle, elle était une yôkai. Noir et blanc, blanc et noir... définitif.

« Ce qu'il a fait? Votre subordonné m'a menacé de me tuer parce que j'étais humain sans même s'enquérir de la raison de ma présence, puis quand j'ai refusé de me joindre à lui, il m'a attaqué. L'honneur voulait que je ne fuie pas devant sa provocation et que je défende ma vie face à son agression. »

Bon, à vrai dire il aurait engagé le yôkai même sans cela, mais pourtant, il ne mentait aucunement et disait la vérité. C'était le yôkai qui avait ouvert la confrontation, pas lui. Pouvait-on lui en vouloir d'avoir protégé sa vie face à un yôkai désireux de le tuer parce qu'il jugeait que sa condition d'humain n'avait pas la moindre valeur? Un sourire de nouveau para le visage de Yusuyuki. Si les yôkai jugeaient les humains inférieurs, alors eux devaient être vraiment lamentables pour qu'un humain parvienne à les mettre à mal. Un humain avait versé leur sang, un humain avait tué un yôkai et c'était bien la preuve que c'est atrocité n'était rien d'autre que des créatures mortelles qui pouvait mourir.

« J'ignore d'où vous venez et je sais que c'est une réputation bien modeste, mais je crois que vous devriez connaître ceux qui ont la capacité de tuer les yôkai à votre service. Je pense que de connaître l'homme répondant au nom de Shiin'Yôkai* serait profitable dans votre cas, car ce nom a été durement mérité. »

Il se doutait bien que cela pouvait provoquer une certaine colère chez la yôkai qui lui faisait face, mais il n'allait pas non plus se voiler la face pour lui faire plaisir. À la moindre manoeuvre hostile, il serait prêt pour réagir. S'il ne pouvait espérer sortir indemne ou en vie du combat, il n'avait aucune difficulté à avoir la détermination dur comme fer de la faire souffrir au maximum avant de ne plus pouvoir le faire. Il n'était peut-être pas de taille, mais lui donnerait du fil à retordre à coup sûr. Et si jamais elle voulait utiliser le couvert de la nuit pour le déstabiliser, alors elle serait rapidement déçue. Il n'aurait qu'à éteindre le feu pour regagner sa vision de nuit, ce qui serait suffisant pour se défendre avec la lumière laiteuse de la lune. Il était habitué de chasser de nuit, après tout, il n'était pas chasseur de yôkai pour rien. Et si l'Impératrice n'avait pas encore compris qu'il était un chasseur de yôkai, alors il ne se gênerait pas de lui faire savoir dans les prochains échanges de paroles qui surviendrait.

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Ayana Konoka
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Impératrice (pv Ayana)   Ven 22 Juil - 20:54

Oh un samourai! Car avec un tel état d'esprit c'est tout ce qu'il pouvait être. Ayana allait s'amuser... Certes ça pouvait être une belle doctrine mais pour une yôkai de plus de 700 ans originaire de Chine c'était assez comique. Quoiqu'il en soit, elle cacha son hilarité et ne laissa qu'apparaitre un tendre sourire sur ses lèvres tout en regardant le jeune homme. Jeune oui, car elle savait que le bushido avait été créer ce siècle ci et aux yeux de l'histoire c'était jeune, très jeune. Et pourtant, comme cet homme, des familles entières s'y pliaient et mourraient en son nom. En Chine cela avait cours depuis plusieurs siècles car aussi loin que ses souvenirs remontent, la tueuse qu'elle avait été se devait d'honorer chaque contrat qu'elle avait et ne jamais décevoir la famille qui l'engageait. Mais c'était un fait, le Japon était en retard sur la Chine malgré son exceptionnelle capacité d'apprentissage. Bref, ça ne changeait rien à la situation actuelle. Ayana le laissa parler, calmement. Oh il voulait jouer aussi? Ce n'était pas prudent, ce n'était pas un jeu auquel on pouvait jouer avec n'importe qui mais soit, elle serait de la partie.
La yôkai continua de marcher tranquillement, après la chevauchée jusqu'ici cela faisait du bien. Elle alla jusqu'à un petit rocher plat où elle s'assit tout en sortant un éventail de son obi qu'elle ouvrit d'un claquement sec. Les légers souffles de l'éventail agitaient les mèches qui encadraient le visage de la yôkai qui désormais, était parfaitement éclairé par le feu. Son esprit retint chaque mot de l'humain et s'appuyant sur son bras libre, elle n'adressa que quelques mots à son étalon de prime abord.


Yosei, tani no mura ni itte, watashi wo machimasu.

L'interpellé fit tranquillement volte face et redescendit le sentier par lequel il était venu seul, laissant sa cavalière comme elle le lui avait demandé. Cette dernière reporta ensuite son attention sur ce chasseur de démons.

Les yôkai à mon service avaient peut être la force morale de revenir parmi nous mais l'arrogance ne disparait pas et malheureusement, chez nous l'âge ne nous rend pas forcément plus sage.

Toujours assise, elle fixait les yeux de l'humain, pas son masque mais bel et bien ses yeux. Ce masque de samourai censé effrayé les ennemis en se faisant passer pour des oni. Pratique en combat contre d'autres humains, mais pas ici. Enfin, il faisait comme il voulait. Toutefois, qu'il prétende qu'ils n'avaient rien en commun, c'était un peu stupide de sa part. N'avait-il pas la marque du dieu des Enfers lui aussi?

Nos sangs sont peut être différents mais nous avons ce point en commun qu'est la mort que vous le vouliez ou non jeune homme. Car vous devez être bien jeune pour continuer dans la voie du "bushido". Un ordre de vie très récent d'ailleurs aussi j'en déduis que vous n'êtes pas mort depuis aussi longtemps que moi. Alors quant au surnom "durement mérité", nous verrons dans quelques décennies si vous le voulez bien, en espérant que vous surviviez jusque là.

Elle lui épargna une remarque signifiant que, s'il était Shinmatsuei c'est qu'il était mort et que dans son optique, il avait donc du faire une erreur quelque part ou s'être déshonoré, enfin qu'importe, il en était au même point qu'elle. Mais d'un autre côté elle comprenait que les humains veuillent se protéger des faibles yôkais qui ne passent leur temps qu'à détruire les récoltes et c'est pourquoi ce type d'hommes étaient nécessaires. Mais en attendant sa vanité la gènait un peu au fond. Pas qu'elle n'autorisait pas les humains à l'être, il était loin d'être le seul mais il la mettait face à un dilemne.

Vous savez "Shiin'yôkai", à vrai dire vous êtes le seul à ce jour, le seul humain, à être parvenu à s'opposer de cette manière à nous. Tout simplement parce que les autres ont la présence d'esprit de rester tranquilles de peur de voir leur village rasé par un seul pouvoir. Chassez les yôkai de bas étage autant que vous voulez mais vous êtes des nôtres que vous le vouliez ou non.

Ayana renversa la tête en arrière pour faire partir une fatigue inexistante et jeter un coup d'oeil aux étoiles. De Chine ou du Japon elles étaient identiques, un bon remède contre le mal du pays. Tout ce qui manquait était peut-être sa kiseru, l'odeur du tabac lui manquait et un peu plus et c'était la maison de courtisanes qui lui manquerait. Ah mais qu'est ce qu'elle disait! Elle en était partie furieuse à cause de Sou'unga et de cette affaire, pas question d'y retourner dans l'immédiat.
Son éventail continuait d'agiter les mèches de cheveux flamboyants tout en prenant soin de ne pas actionner le mécanisme à l'intérieur qui bloquerait l'éventail ouvert et ferait sortir des fines lames tranchantes comme un rasoir. C'était très utile et efficace, mieux qu'une arme de jet mais tout aussi rapide et précis quand on savait l'utiliser et surtout, c'était totalement invisible, personne ne pouvait le savoir sans actionner le dit mécanisme.


Vous êtes sur le qui-vive, ai-je tant l'air d'une menace assise ici?

Le sourire apparut une nouvelle fois sur ses lèvres sans qu'il soit amusé cependant. Il faudrait qu'elle fasse un tour dans les villages pour savoir l'image qu'on avait d'elle parmi ceux qui connaissaient sa réputation. Mais pour le moment c'était lui qui l'intéressait. Qu'allait-il faire une fois revenu à la vie? Reprendre sa vie d'avant comme certains? Que c'était morne...

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Yusuyuki Takashi
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Impératrice (pv Ayana)   Dim 24 Juil - 0:54

La femme fit partir sa monture avec quelques paroles et Yusuyuki continua de rester attentif à cette dernière et à l'environnement. Le sourire qui pouvait sembler tendre que les lèvres de celle-ci affichèrent ne fut en rien pour lui un signe d'une quelconque invitation à un simple dialogue. De toute façon, il n'allait pas baisser ses gardes face à une de ses créatures, quoiqu'il advienne. Si partout la beauté qu'elle avait pouvait lui valoir qu'on ignore qu'elle soit une yôkai ou qu'on soit fasciné par elle... cela ne serait pas le cas avec le chasseur de yôkai. Sa haine pour les démons qui composait ces atrocités était trop grande, sa détermination à les exterminer tous était trop bien implantée. À distance raisonnable pour une discussion pouvant tomber sur un combat imminent, Yusuyuki se contentait pour le moment de dialoguer lui aussi, question d'en apprendre plus et d'en savoir plus. Il savait qu'il n'avait pas la puissance d'affronter directement la femme, mais il n'allait pas non plus la laisser à si bon compte. Si ce n'était pas maintenant qu'il la tuait, il trouverait le moyen, elle pouvait en être certaine. Les premières paroles de la yôkai provoquèrent tout au plus un total désintérêt qui ne valut même pas un hochement d'épaule à Yusuyuki. Tant mieux si elle savait que les yôkais pouvaient rester stupide, c'était une bonne chose à savoir. Par contre, la deuxième phrase valut une réponse de la part de Yusuyuki qui témoignait d'une certaine fierté et d'une vision des choses très bien établie.

« Cette marque ne fait pas de moi un des vôtres, ce n'est qu'une marque qui m'a été imposée. Si elle prouve que tous deux nous avons connu la mort, c'est tout. Car la mort n'a pas été pour moi ce qu'elle a été pour vous. Vous en avez peur, vous craignez le moment d'y retourner, sinon pourquoi bâtir un clan comme le vôtre et pourquoi être tant indisposé par la mort? »

Yusuyuki prit une pause de quelques seconde, mais reprit avant qu'elle ne puisse enchaîner quoi que ce soit.

« En fait la mort de votre subalterne ne vous dérange guère, car comme vous le disiez, la sagesse n'est pas reliée à l'âge et par sa mort il a prouvé son maque de sagesse... donc le fait qu'il n'était pas un élément vital à votre clan. Non. Ce qui vous dérange, c'est de savoir que les bêtes humains, les faibles créatures pitoyables que vous méprisez, sont capables de tuer le sang abominable que vous portez. Et si un humain peut tuer un yôkai, alors cela augmente le nombre de personnes menaçantes pour vous. C'est la peur qu'un 'inférieur' ne soit capable de vous tuer qui vous dérange. Votre manque de paix avec la mort. »

C'était peut-être dangereux de la confronter sur ce terrain, mais il n'allait pas se gêner non plus de le faire. S'il devait mourir ce soir, alors qu'ils meurent en ayant tout dit ce qu'il avait à dire. À quoi bon garder pour lui ses paroles pour éviter vainement la mort en sachant qu'inévitablement la mort reviendrait le chercher à un moment ou un autre.

« Le fait que je ne vive pas aussi vieux que vous ne change rien au fait que votre subalterne n'était pas le premier yôkai que j'ai tué, yôkai. Le mérite ne se gagne pas avec les années, mais les actions. Là où certaines prennent 30 ans à accomplir leur obligation pour gagner leur mérite, certains ne prennent que 5 ans. Votre longévité n'est rien d'autre qu'une possibilité de vivre inutilement sans rien accomplir de plus que les humains. Car vous l'avez dit vous même, l'âge ne fait pas de vous des meilleures personnes et certains restent aussi stupides durant des siècles. »

Sa voix traduisant un certain dégoût et une petite parcelle de haine, il ne faisait aucune tentative pour le masquer et n'en était pas plus dérangé. Si les yôkais vivaient longtemps, c'était bien souvent pour vivre futilement et sans le moindre accomplissement autre que de tyrannisé l'humanité pour assouvir leur pulsion de domination ridicule. Et c'était partie intégrante de l'éducation de ces bêtes, de ces monstres. On leur apprenait à détester l'humanité, à l'asservir et à la détruire. Jamais humains et yôkais ne pourraient vivre ensemble également sans bavure. Jamais.

« Mon éducation est peut-être jeune, mais elle a le mérite de faire des hommes qui la suivent, des hommes d'honneur. Et cela fait de nous, deux êtres différents. Nous sommes tous deux revenus de la mort, certes, mais moi elle ne me fait pas peur et moi je ne la fuis pas. Je n'ai pas demandé à avoir la vie de nouveau et peu importe qui me l'a donnée, je n'ai jamais été un lâche fuyant pour retrouver la vie. Visiblement, si vous avez été morte plus longtemps que moi, la mort ne vous a rien appris, car vous continuez de détruire des vies pour les y condamner. En effet, l'âge ne vous rend pas plus sage, je vous le concède. »

C'était sa manière de lui signifier que pour lui, elle était une yôkai comme une autre. Bien qu'elle soit morte, bien qu'elle est détestée et qu'elle souhaite ne pas y retourner, elle tuait des villages entiers sans remords et s'en la moindre peine d'infliger à tous ces gens ce qu'elle avait tant haïs vivre. Et après elle souhaitait qu'il voie en son clan une bénédiction? Elle devait se rire de lui quelque part ou le prendre pour un idiot profond, parce qu'une personne saine d'esprit réfléchissant un peu pouvait immédiatement voir l'illogisme dans les paroles de l'Impératrice. Son clan n'était pas une célébration de la vie... non... c'était un hymne de mort et de dévastation. Une atrocité, une horreur sans nom. La menace suivante, du fait qu'il avait été le seul assez inconscient pour s'en prendre à eux le fit rire. Cette fois, il se permit d'afficher son amusement aux dépens de celle-ci. Il n'était pas un samouraï, bien qu'on l'avait éduqué comme tel.

« Je n'ai aucun village. Mon père était un ronin et votre race si supérieure n'a pas trouvé mieux que de le tuer pour son divertissement. Alors si vous pensez que de balayer un village fauchera des êtres chers à mes yeux, vous pouvez toujours continuer de le penser sans la moindre chance d'avoir raison. Vous me demandez de rejoindre votre clan pour honorer la vie, celle qui m'a été offerte, mais vous parlez d'anéantir un village entier... je crois que vous vous mentez à vous-même ou que vous êtes bien stupide yôkai. Si vous trouvez les yôkai plus faibles ridicules, je ne vois pas en vous une plus grande évolution. »

Oui, il commençait à jouer avec le feu et dangereusement. Mais cette yôkai était de plus en plus effarante de l'horreur qu'elle était. Si elle était finement parer et très belle, c'est qu'une horreur sans nom était en elle et Yusuyuki la voyait trop bien. Condamner un village entier parce que son subalterne avait été stupide et l'avait attaqué... elle ne valait pas mieux que les yôkais faibles et méprisable qu'il avait tant tué. Sa main raffermit sa prise sur le fourreau. Cette fois pas par vigilance, mais par volonté de mettre terme à la vie de la femme si atroce devant lui. Et cette manie d'en faire un des leurs, c'était d'une telle pitié... Sa voix s'éleva de nouveau avec un ton décisif et sans appel, avec une pitié pour la femme visible.

« Je ne suis malheureusement pas des vôtres, vous êtes bien à l'image des yôkais que j'ai tuée et jamais je ne pourrais m'abaisser à être un esprit aussi pathétique que vous. Si je suis jeune de respecter le bushido, je suis heureux de constater que cela me permet d'avoir mon honneur et de ne pas être l'abomination que vous semblez être heureuse d'approfondir. »

Évidemment, les négociations n'allaient pas durer longtemps si l'Impératrice décidait de s'énerver. D'ailleurs, il ne l'appellerait pas par un titre aussi élever, jamais, et à tout jamais elle n'aurait que le titre de yôkai par sa bouche. Que pouvait-elle bien planifier avec son clan? C'était certainement aussi inacceptable que la vie qu'on lui avait redonnée. Quand elle démontra un amusement de le voir sur le qui-vive, Yusuyuki resta de marbre et ne broncha pas, ses yeux toujours aussi désabusés de la femme devant lui. Sa voix répondit, de nouveau simple et sans aucune parure. La voix d'un homme parlant de chose sans la moindre importance.

« Une menace? Non. Si vous me tuez, j'aurai de nouveau le repos tranquille que ma vie m'a accordé. Si vous m'affrontez sans me tuer, alors vous serez de nouveau dans ce que vous haïssez tant. Et si vous éviter le combat, alors personne n'aura rien gagné ou perdu. Vous n'êtes pas une menace. Vous m'avez plus l'air d'une enfant perdue dans une vie trop incontrôlable pour elle. La preuve, vous tentez de tout contrôler et un de vos subordonnés se fait tuer sans que vous n'ayez le moindre contrôle sur l'évènement. C'est une autre part de votre frustration, je pense. »

Un sourire réapparut sous son masque, invisible comme toujours.

« Non, vous êtes loin d'être une menace. »
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Ayana Konoka
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Impératrice (pv Ayana)   Lun 25 Juil - 1:01

Ayana retint un rire. Comment cet homme pouvait-il prétendre connaître ce qu'elle ressentait et ce qu'elle avait prévu? Tout ce qu'elle prévoyait était fait de concert avec Sou'unga et l'épée était la seule à pouvoir prétendre connaitre les pensées de la yôkai, tout comme il avait lu les pensées de ses anciens porteurs. Tant de souvenirs dont avait hérité la jeune femme ce qui lui donnait bon nombres d'avantages. Mais le moment n'était pas à penser à cette arme, pas pour ça. Ses instincts yôkai lui hurlaient de faire comprendre à cet homme pourquoi la mort était si désagréable. Comment pouvait il prétendre la connaitre? Comment pouvait-il associer sa vie à la sienne? Il est en effet fort peu probable qu'il se soit passé autant d'évènements dans les quelques décennies qu'il a vécu que des les sept siècles qu'a traversé Ayana. Mais au lieu de parler qu'allait-il oser faire ensuite? Car pour le moment tout ce qu'il faisait était de la rabaisser. Occultant sciemment le reste de ce qu'il avait dit pour le moment, elle ne put retenir cette remarque.

N'y a t-il pas une notion de respect dans votre bushido tel que Sokô Yamaga le fonda? J'admet que vous ne puissiez pas me supporter toutefois même les yôkais sont assez civilisés pour avoir un prénom, et un nom parmi les plus hauts rangs tout comme vous.

C'était un fait, chaque yôkai avait un prénom au moins. Le nom lui, dépendait de la noblesse de la famille, comme les humains. Après bien sur, les noms et prénoms avaient souvent une signification liée aux pouvoirs ou à la spécialité de la famille. Ce qui était sur, c'était que malgré son mépris pour les humains, ne l'appelait pas vulgairement "humain" mais "jeune homme" ou Shiin'yôkai comme il le lui avait précisé. Enfin personne n'était parfait, il n'allait pas faire exception. Sa main continuait de l'éventer avec ce bel éventail dissimulant parfaitement ses lames. Il disait avoir tué beaucoup de yôkai mais il devait les avoir pris par surprise pour faire celui qui oubliait qu'un seul de ses pouvoirs pouvait surement le tuer. Et il disait qu'ils étaient différents... La vanité n'était pas un autre point commun à rajouter?
Ayana se releva, rangea son éventail dans son obi et plaqua son katana tenu aux extrémités par ses mains, contre sa nuque tout en tournant autour du jeune homme, regardant dans le vide.


J'aurais quelques points à soulever en ce cas... Vous dites que vous ne souhaitiez pas revenir à la vie, je vous affirme que c'est impossible. Car si n'importe quelle âme aurait pu revenir des enfers, comment se fait-il que nous ne soyons pas plus nombreux? Pouvez-vous imaginer le nombre de morts qu'il peut y avoir aux Enfers? Nous nous basons sur ce que nous avons vécu en oubliant les époques qui nous ont précédées. Si n'importe quelle âme avait pu revenir alors nous surpasserions en nombre tout les êtres vivants présents ici.

Cette réflexion lui était venue peu de temps après son retour à la vie et Sou'unga lui avait répondu, aussi ce qu'elle disait était sûr.

C'est absolument impossible. Toutes les âmes qui sont revenues ici avaient, plus ou moins consciemment, quelque chose à accomplir et c'est cette volonté qui nous fit revenir et pas les autres. C'est pour cela que yôkai, hanyô ou humains, nous sommes ici. Prônez si vous voulez votre capacité à mourir dignement, soit, mais vous êtes revenu parce qu'inconsciemment vous estimiez votre travail non accompli et au vu de la tâche que vous vous êtes fixé, il ne le sera jamais.

Elle tourna son regard vers les trous du masque au milieu desquels on pouvait voir les yeux du samourai. Toujours, le sourire aux lèvres, elle fit glisser le katana jusqu'à terre mais toujours sans le dégainer. Cherchait-il le combat pour la provoquer ainsi? Et bien soit elle pouvait exaucer ses voeux mais pas en l'attaquant de front, c'était trop prévisible et manquait cruellement d'originalité.

Par contre il faudra m'expliquer en quoi je vous parais frustrée. Je fais juste ce que mes semblables font, avec un peu plus de retenue cependant mais je ne m'attends pas à ce que vous me croyiez. Mais ce que j'ai pu constater, et vous le pouvez aussi en faisant attention, c'est que tout les efforts que vous faites pour l'honneur, mille autres se font un plaisir de les ruiner par leur attitude.

Fallait-il qu'elle lui relate des anecdotes? Non, il n'y prètrait guère attention et cela l'obligerait à révéler quelques éléments de sa vie et elle n'y tenait pas. La yôkai voulait cependant lui montrer qu'il était un être à part parmi les humains aussi nombreux que les yôkai refusant de blesser les humains. Reprenant son katana, elle fit légèrement sortir la lame et s'incisa l'index. Le liquide vermeil perla et elle porta la goutte à ses lèvres. Malgré sa mort, ce sang avait de nombreux souvenirs. Le gout du sang en raviva certains d'ailleurs, mais pas des souvenirs de massacre qu'elle avait commis, mais plutôt de la vie qu'on lui avait enlevé. Mais elle s'éloignait du sujet.

Il est vrai qu'une simple courtisane n'est pas un adversaire qu'on prend au sérieux. A vrai dire leur métier consiste seulement à faire dire aux hommes ce qu'elles veulent et ce... qu'importe leur rang ou les doctrines qu'ils ont juré d'appliquer. Oui nous sommes des monstres, certains n'évoluent pas et ce malgré les siècles qui constituent leur vie. Mais vous n'êtes guère mieux car pour le même temps passé, une vie pour nous est plusieurs générations pour vous, et pourtant vous n'évoluez guère plus vite.

Et pour cela, il y avait sa propre vie comme témoin. Elle avait servi des hommes autrefois, elle s'était plié aux lois du pays le plus cultivé du monde et pourtant tout ce que les hommes lui avaient montré, c'était que leur cupidité et leur vanité ne laissait quasi pas de place aux vertus. Car comment justifier alors qu'ils aient bafoué la seule impératrice qu'ils aient connus parce qu'elle était femme?
Le sang continuait de perler sur son index. Curieux pour une yôkai censée pouvoir se régénérer quasi immédiatement pour une si petite coupure non? En réalité il ne fallait y voir là que son pouvoir de contrôler le sang, le sien et celui des autres. Aussi, même en la blessant, ce rônin courrait droit à sa perte.


Sou'unga réclame du sang afin de purger ce monde et je le lui apporterai. Mon évolution... *elle rit* ...sera votre perte. Et vous n'imaginez pas à quel point je vous épargne. Au regard de l'histoire, vos actions passeront dans l'oubli, votre doctrine perdra son éclat, corrompus par l'avidité de vos congénères qui ne jurent que par le pouvoir. On ne peut être perdu en ce monde car tout se répète. Un de mes subordonnés s'est fait tuer par un humain? Et alors? L'humain en question finira par mourrir comme les autres. Oui, un humain peut tuer un yôkai, c'est bien mais même si nous sommes en infériorité numérique, les yôkais ont tué plus d'humains que d'humains de yôkais. Vous progressez dans vos techniques mais pas dans votre esprit, pas assez pour vous unir et lutter tous ensemble contre votre ennemi ce qui serait votre seul salut.

Dit-elle tout en fixant son attention sur son arme avec laquelle, elle s'entailla l'extrémité de son pouce. Oh oui que Sou'unga réclamait du sang, et en quantité mais à l'écouter, ils devraient partir en quête de nouveaux sacrifices tout les jours. Mais pour la yôkai, bien qu'elle s'en soit prise déjà à deux villages, elle ne pouvait se résoudre à tuer des enfants, instinct maternel sans doute, et si elle avait laissé l'arme démoniaque faire, alors tout les tués de ces villages seraient revenu à la vie en tant que corps sans vie seulement capables de se mouvoir.
Maintenant s'il voulait attaquer, tout à son aise mais il n'en ressortirait pas vivant. De toute manière, personne, sauf peut être les deux frères qui s'étaient déjà confrontés à l'arme, ne pouvait savoir tout ce qu'elle accomplissait envers les humains. Ces mêmes humains qui, pour ne pas la voir vivre comme eux avec son époux, avaient révélé là où elle vivait à un autre yôkai pour la tuer? Certes, ce jour là il n'y était pas parvenu mais ce genre d'évènements a le don de rompre net toutes les bonnes résolutions que vous avez pu prendre, même si vous les avez tenus quasi toute votre vie.


[NB: Excuse ce post pas terrible, j'avais de bonnes idées quand j'ai commencé le post et quand je l'ai repris, plus rien -.-' Surement à cause du choc électrique que je me suis pris quand la prise a cramé au dîner... Bref! T'étonnes pas si c'est incohérent donc...
Et pour info, l'impératrice bafouée dont parle Aya ce n'est pas elle mais l'impératrice de Chine Wu Zetian qui gouverna seule le pays et le fit beaucoup progresser. Or, étant une femme, les hommes qui lui succédèrent à sa mort l'ont calomnié, et n'ont pas reconnu ce qu'elle a accompli... Normalement la chronologie de l'histoire d'Aya fait qu'elle aurait vécu en Chine lors du règne de cette impératrice, c'est pour ça que j'en parle. 'Fin voilà...encore une de mes lubies après avoir lu le livre biographique de cette femme ^^"]

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Yusuyuki Takashi
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Impératrice (pv Ayana)   Lun 25 Juil - 20:01

« En effet, il y a la vertu du respect parmi les sept, mais au risque de vous décevoir, je ne suis pas un samouraï et pour moi le bushido ne se vit pas comme eux. »

En effet, il n'était pas un samouraï et sa conception du bushido était aussi très différente. La base, le coeur, le bushido étaient bons, une chose infiniment merveilleuse. Mais son application ne pouvait rendre justice à ce qu'il était. Autant celle des samouraïs que la sienne. Mais pour Yusuyuki, sa manière de l'appliquer lui convenait mieux et lui semblait le porter à une plus grande compréhension. Il ne prétendait pas par contre être mieux que les samouraïs, ça non. Il ne répondit pas au fait que les yôkai avaient des noms et des titres, jugeant qu'une réponse ne valait même pas la peine. Pourquoi? Parce que c'était un fait que dans tout le règne animal, les choses avaient un titre. Les animaux avaient une hiérarchie entre même espère, dont certains avaient un titre. Des noms? Le fait de donner un nom n'était pas un signe de civilisation pour Yusuyuki. C'était une manière de se reconnaître, tout comme les animaux pouvaient communiquer entre eux en se reconnaissant. C'était aussi banal. Cependant, c'était sa vision à lui des choses et il ne s'attendait pas à ce que les choses progressent entre lui et l'impératrice du fait de lui expliquer. Elle s'en moquerait aussi bien lui se moquait de certaines choses qu'elle pouvait lui dire.

Puis, la yôkai serra son éventail et attrapa son katana sans le dégainer. Yusuyuki ne réagit même pas, déjà prêt à sortir ses lames du fourreau au besoin, profitant du fait qu'elle range l'éventail pour remettre le fourreau de son katana à sa ceinture. C'était assez surprenant que les choses soient encore aussi calmes. Bien évidemment, Yusuyuski ne tenait pas forcément à ce que cela devienne un affrontement, mais il savait aussi qu'il n'éviterait pas non plus. Quand elle commença à tourner autour de lui, Yusuyuki resta immobile, ses sens exacerber compensant les moments où sa vision ne lui était plus aussi efficace. Si elle tentait quoi que ce soit, il saurait réagir, il ne fallait pas le prendre pour un imbécile non plus. Si elle croyait qu'il ne tuait les yôkai que par surprise et par ruse, elle se trompait. Il avait tué des yôkais dans des affrontements directs et sans la moindre ruse, comme son subordonné d'ailleurs. Il était un humain, il n'était pas immortel, mais il pouvait très bien rivaliser avec des yôkais de front. Pas tous bien évidemment, mais une partie plus ou moins forte. Mais cela, jamais on ne reconnaîtrait qu'un humain en avait la capacité, on trouverait toujours quelque chose à inventer pour discréditer la chose.

L'Impératrice fit ensuite un éloquent discours sur l'impossibilité de ne pas avoir demandé de revenir à la vie. Yusyuki écouta doucement sans parler. Oui, elle avait raison, si tous revenaient à la vie, alors les revenants seraient innombrables. Mais, il ne croyait pas non plus que tous pouvaient revenir à la vie. Par contre, il était persuadé que tous ceux qui voulaient revenir n'avaient pas cette chance et qu'un petit groupe déterminer de manière dont il n'avait aucune préoccupation le pouvait. Quand elle prit une seconde de pause, il resta silencieux, attendant la suite. Elle lui affirma qu'il était ici parce que son esprit jugeait son travail loin d'être terminé, ce qui était le cas. Bien évidemment, au début, dans sa mort, ses méditations avaient été remplies de culpabilité. La culpabilité de ne pas avoir atteint son objectif et de ne pas avoir libéré l'humanité de ses entraves. Mais, avec le temps, il avait fini par délaisser la culpabilité pour une indifférence. Après tout, elle l'avait dit, il ne pourrait pas terminer ce travail. Ce qu'il pouvait faire, c'était de le faire et d'accomplir le maximum que sa condition lui permettait. Après, il savait qu'on prendrait sa place. Il avait satisfaction de sauver les gens et avait fini par comprendre que ceux qui le précéderait bénéficieraient de ses actions. Il ne terminerait pas le travail, mais aiderait à le terminer.


« C'est un fait, je ne terminerai pas ce travail yôkai. Vient un temps où la réalité devient acceptable et où l'on peut comprendre notre place dans le rouage du monde. Ce n'est pas un cycle, mais bien une ligne. Et si des parties se ressemblent, jamais elles ne sont pareilles. Dire que le futur n'est qu'une passée prévisible est faire preuve d'un manque d'approfondissement. »

Les périodes de méditation qui avait ponctuer son errance lors de sa mort lui avait permis de changer et de découvrir des choses, de réfléchir, de philosopher et d'approfondir. Il avait utilisé ce temps pour nourrir son esprit. Le katana de la femme toucha le sol et Yusuyuki se retint de grimacer à cette scène. Pour Yusuyuki, le katana était l'extension de l'âme, une partie de lui, une pièce plus vitale que son propre corps... d'envoyer ainsi son sabre traîner sur le sol comme s'il n'était qu'un vulgaire fardeau était une chose qu'il ne pouvait trouver bonne. Les seules fois où son katana avait ainsi été reposé sur le sol, c'était quand il méditait pour ne pas avoir un encombrement nuisible. Et encore là, Yusuyuki ne le laissait que le moins possible toucher le sol. Parlant de nouveau, la femme souligna que ses efforts étaient gâchés par des humains, tout comme c'était le cas pour les yôkais. Le regard toujours dans celui de l'Impératrice, Yusuyuki restait impassible.

« Je n'ai jamais entendu parler d'un humain détruisant un village de yôkai pour assouvir son désir de sang et de mort sans laisser la moindre chance à ces derniers de pouvoir être sauvé. Je n'ai jamais entendu parler d'un humain allant dans un village yôkai pour ruiner leur récolte, leur travail, leur communauté et leur vie, uniquement parce qu'il devait ruiner l'existence de créatures ne méritant pas de considération. »

Ho oui, les chasseurs de yôkai pouvaient ruiner l'existence de ces êtres, mais ils étaient le seul rempart de l'humanité.

« Si certains humains voue leur vie à tuer les yôkais, c'est pour assurer un rempart à l'humanité contre votre race qui pourrait nous éliminer sans le moindre remords et sans rien pour les en empêcher. Quant à la frustration, malheureusement vous ne pouvez la cacher totalement yôkai. Le fait que j'ai tué un de vos subalternes crée un vous une colère et elle est bien visible. Après tout, vous n'êtes pas ici pour me récompenser si j'ai bien compris? »

Il ne réagit pas lorsque l'Impératrice se coupa pour boire le sang qui coulait de la blessure. Blessure d'ailleurs qui ne guérit pas à une vitesse incroyable comme le reste des yôkais. Pourquoi? Yusuyuki ne savait pas et ne voyait pas le point de demander. Si jamais il pouvait en avoir avantage, tant mieux, sinon tant pis. Un silence s'installa un petit moment avant qu'elle ne reprenne. Lorsqu'elle termina, Yusuyuki riait faiblement et doucement. C'était tellement simple quand la yôkai parlait que c’en était amusant. Elle semblait ignorer que beaucoup de points de sa théorie n'étaient pas bons pour un nombre infini de raisons, qui n'était pas majoritairement de la faute de l'humanité. Et ses paroles sur les courtisanes, Yusuyuki voyait là un manque encore flagrant de sagesse de la yôkai.

« Pour vous, une vie représente plusieurs générations humaines en effet, mais nous ne nous développons pas plus rapidement que vous, alors vous vous montrez de loin inférieur à nous en progressant aussi lentement. Le fait que vous n'ayez pas la vieillesse pour couper votre développement ne fait pas de vous des êtres plus évolués que nous, mais bien des esprits inférieurs qui ne savent pas utiliser cette infinité à leur avantage. Quant aux courtisanes, je serais très surpris qu'elle fasse parler tous les hommes, enfin quand j'aurais trahi le bushido pour l'une d'elles, je vous croirai. Sinon, je n'ai jamais rien eu contre elle, mais seulement contre les yôkais. »

La suite par contre ne plus pas du tout à Yusuyuki. Lui qui n'avait pas bronché de l'entretien laissa une répugnance et un dégoût passer dans son regard aux paroles de la femme. Ainsi, elle tuait tous ces gens pour une âme infernale? Elle cédait à une force aussi noire? Et elle voulait lui faire croire être supérieur et être la voie de la grandeur? C'était bien une preuve qu'elle n'était qu'une autre parmi les yôkais et qu'elle n'avait rien de plus. De plus, le fait qu'elle associe la vie à un cycle montrait bien qu'elle était tout simplement aussi peu réfléchie qu'elle était une horreur sans nom. Yusuyuki ignora le fait qu'elle attaque sa droiture du fait que les autres humains ne l'avaient pas tous et ne fit pas cas de sa dernière phrase. Beaucoup de raison qui n'avait rien à voir avec l'humanité rendait son plan de révolte impossible et il n'avait pas envie de se lancer sur le sujet. Sa voie s'éleva de nouveau, mais cette fois visiblement dégoûté.

« Alors, c'est ainsi que vous justifier vos meurtres? Parce qu'une chose infernale vous le demande? Vous pliez devant une horreur indescriptible et vous voulez me faire avaler que votre grandeur n'est plus à prouver? J'aime mieux qu'on m'oublie que d'être la plus grande source de destruction du monde. Des gens qui n'avaient rien à voir, qui ne faisaient que mener leur existence, qui jamais ne pourra être plus noire que celle des autres races, que vous avez tués pour donner en sacrifice à une entité démoniaque? Et les regroupements de yôkais? Votre Sou'unga n'en réclame pas? Ou bien c'est vous qui refuser de lui donner les yôkais? Ce n'est pas une purge que vous faites, mais une horreur immonde? Comment cela purifie que de tuer autant de gens sans considération pour ce qu'ils sont bons ou mauvais? En quoi cela bâtira un nouveau monde? »

Il regardait d'une lueur assassine la femme. S'il ne la combattait pas, c'était parce qu'il n'était pas un imbécile. Mais, si jamais elle décidait d'engager le combat, alors il se ferait un plaisir de faire le nécessaire pour lui faire regretter. Sa voix s'éleva de nouveau et il parla cette fois plus lentement et avec une tristesse un peu plus présente.

« Des hommes de biens et de valeurs que vous avez tuées sans remords et sans honneur. Des femmes aimantes et qui allaient donner des générations pour faire progresser le monde. Et des enfants purs et innocents que vous avez assassinés sans aucune pitié pour nourrir une chose démoniaque voulant apporter le monde à sa perte. Je ne suis pas parfait, mais au moins j'ai mon honneur et je ne tue pas ceux qui n'ont pas la possibilité de me faire du mal. Vous me demandez de vous rejoindre, alors que vous tuez de plein gré et avec un quasi-plaisir autant d'humains et autant d'enfants? »
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Ayana Konoka
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Impératrice (pv Ayana)   Mer 27 Juil - 22:03

Alors vous récitez des passages de ce texte sans l'appliquer? A quoi cela sert donc?

Non vraiment là c'était stupide. Pourquoi réciter ce qu'on lui a enseigné du bushido, faire un émouvant plaidoyer sur sa vision et son vécu de la mort pour dire ensuite qu'il n'appliquait pas les principes de samourai? Bref, ses questions n'attendaient pas vraiment de réponses. Par contre parler d'un rouage puis d'une ligne... n'y avait-il pas une incohérence? Les rouages se situaient dans un mécanisme et tournaient sans fin pour activer le dit mécanisme...Comme les rouages d'une roue d'un moulin à vent ou à eau... Bref, il faudrait qu'il fasse un peu plus attention aux mots qu'il emploierait. Mais la jeune femme pensa ensuite à autre chose, à comment le tuer, ou peut être seulement le laisser pour mort pour réduire un peu sa confiance en lui. Elle songeait à la stratégie qu'elle allait utiliser...sans doute quelque chose de simple. En attendant, une subite envie d'opium la saisit. Aaah les privilèges des courtisanes leur permettaient d'obtenir des produits rares que certains seigneurs, bien que nobles, ne pouvaient avoir. Ou alors ils le donnaient aux dites courtisanes. Outre le risque constant d'être enceinte et l'infâme boisson qu'elles devaient avaler pour éviter de le devenir, avec un peu de jugeotte et de charme elles pouvaient devenir très puissantes.
Sans pour autant ignorer l'humain qu'elle écoutait d'une oreille, elle se saisit de quelque chose à l'intérieur de sa manche après avoir posé le katana près d'un rocher près du feu. Puis, elle prit un morceau de bois encore vert à l'intérieur, posa dessus la boulette d'opium qu'elle venait de retirer de sa manche et porta le tout au dessus des flammes. Il fallait attendre quelques secondes que l'opium commence légèrement à brûler avant de l'enlever des flammes. Evidemment, on ne le fumait pas ainsi mais sans kiseru ce n'était pas évident de le manipuler. Après l'avoir ôté du feu, la yôkai en porta les effluves jusque elle sans se soucier de l'humain derrière. Ses doigts saisirent la boulette brûlante et la malaxèrent lentement, pour en laisser échapper tout les arômes alors qu'elle se relevait, tout en reprenant son katana bien sur. Et pour prouver que malgré tout, elle l'écoutait, elle lui répondit.


Pourquoi aurions-nous besoin de villages? Les humains se regroupent pour se défendre, pour s'entraider. Ils ont besoin de maisons car c'est votre corps. Les yôkais n'ont pas nécessité de manger tout les jours, pourquoi cultiver à longueur de temps alors? Nous n'avons pas besoin de dormir plusieurs heures par jour, pourquoi nous construire des maisons et y rester? Nous vivons plusieurs siècles, pourquoi se regrouper afin d'avoir une descendance absolument? Bien sur, chacun souhaite avoir une descendance pour perpétuer son nom mais pour cela nous n'avons pas besoin de nous marier dés 15 ans... La perspective d'un village yôkai est donc assez improbable étant donné que tous ou presque suivons ce mode de vie. Et même si c'était le cas, vous ne tolèreriez pas que les yôkais soient rassemblés en un même lieu car comme un clan, ils pourraient se concerter pour attaquer en même temps.

Une fois de plus, la jeune femme porta l'opium près de ses narines et inspira lentement. Il était évident que ça ne lui faisait pas beaucoup d'effet comparé à un humain mais ça changeait du tabac traditionnel. Au bout de quelques temps, quand la drogue ne fut plus assez chaude, elle la balança au sol avant de dégainer son katana non pour attaquer, mais pour tracer quelque chose au sol tout en continuant de dire ce qui lui passait plus ou moins par la tête.

Par ailleurs, certes vos actions sont nobles pour vos congénères mais sont loin d'être vraiment efficaces. En Chine, j'ai entendu un adage qui disait: "Donne un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour. Apprend lui à pècher, tu le nourris pour toujours". N'est ce pas ce qu'il faudrait faire pour vous? Bien sur je ne parle pas de tout les humains, vous avez vos obligations mais vous pourriez vous en sortir avec un peu plus de volonté.

La lame brillante lançait des reflets argentés sur le sol à cause des flammes et étaient constamment en mouvement au fur et à mesure que le poignet d'Ayana s'activait pour tracer les idéogrammes au sol. Ca lui rappelait la calligraphie... Le nombre d'heures qu'elle avait passé à tracer des idéogrammes, à en inventer pour inventer un nouveau sens aux noms.
Les idéogrammes étaient ces derniers: この愛もこの傷も懐かしい 今は愛しくて痛みだすqu'on pouvait traduire par "Cet amour et ces blessures me rendent tellement nostalgique. Maintenant, j'aime ressentir cette douleur qui en émanent". Inutile de chercher d'où elle tenait ça, une réminiscence du passé, une chanson d'elle ne savait plus où non plus... Même pour les yôkais à un moment l'âge finissait par les rattraper.
Enfin, reprenant convenablement son arme en main, elle s'assura de la ligne parfaite de sa lame à la lumière des flammes.


Mais le problème pour vous en ce moment, c'est que les deux seuls capables de vaincre Sou'unga n'ont strictement rien à faire des humains. Enfin, si, un des deux, un hanyô souhaiterait s'occuper de tout, tout seul mais son frère, un pur yôkai, est totalement indifférent aux hommes. Le hanyô détient un sabre capable de détruire une centaine de yôkai en un seul coup, le sabre des Hommes. Le yôkai lui détient le sabre du Paradis capable de ramener à la vie une centaine d'âmes en un coup mais c'est un sabre incapable de trancher et qui n'a plus été utilisé depuis 200 ans.

Approchant la lame de sa peau, elle s'entailla à plusieurs reprises à l'intérieur de son bras, laissant couler le liquide vermeil, tout en prenant soin de ne pas salir son kimono. Un sourire s'esquissa encore sur ses lèvres.

Chasseur, si j'étais soumise à Sou'unga, il serait ici même et nous n'aurions pas eu cette conversation. Vous ne pouvez imaginer le potentiel destructeur de cette arme tant que vous resterez coincé dans votre haine pure et simple.
Par ailleurs... je vous demanderai de ne pas parler en mon nom. Je n'ai jamais dit que j'épargnerai les yôkais dont la stupidité de certains fait défaut aux plus puissants...


Elle fit une courte pause et leva ses yeux flamboyants vers le chasseur qu'elle n'avait pas vraiment regardé depuis sa prise d'opium.

Je vous demanderai également de ne pas parler des enfants... Là encore, un homme ne peut comprendre l'attachement entre une mère et son enfant et qu'importe ce que vous pensez sur les yôkais, nous sommes loin d'être inconnu à ce genre de sentiments. Nous ne sommes que des femmes...

Les enfants étaient un peu le sujet tabou chez elle. Bien qu'il y a quelques siècles encore elle ne voulait surtout pas entendre parler d'enfants, depuis qu'elle avait perdu le sien la jeune femme ne supportait plus qu'on la dise insensible à ce sujet.
Pour dernier coup, elle s'entailla l'avant bras du coude au poignet en travers des incisions précédentes en un geste rapide, trop pour que l'humain puisse riposter. De toute manière, elle n'avait bougé et ne lui avait pas sauté dessus, c'était inutile. Le fin sifflement de la lame parcourut l'espace les séparant mais ce que reçut l'humain ne fut pas une lame, ni les griffes de la yôkai, mais du sang. Un sang encore chaud maîtrisé par son seul esprit. Le liquide vermeil suivit le fil du katana puis se lança sur sa cible. Evidemment, le chasseur n'eut pas tout simplement du liquide chaud mais comme des kunais. Le sang s'était solidifié de manière à devenir des armes de jet aussi tranchantes que le fil du rasoir et aussi rapide que la flèche envoyée par un maître archer. Sa maîtrise du sang était un avantage non négligeable et cet humain désormais assaillit sous ces lames vermeils allait le découvrir.

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Yusuyuki Takashi
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Impératrice (pv Ayana)   Lun 15 Aoû - 19:42

À la première phrase de la yôkai, Yusuyuki se contenta de rire. Elle qui se disait si puissante, si savante et si ouverte ne parvenait pas à comprendre une chose aussi simpliste? Elle se riait de lui ou bien elle était tout simplement ignorante? Yusuyuki se le demandait, mais il penchait plus pour l'ignorance bien évidemment. Lui qui avait toujours été de marbre et qui n'avait pas bronché venait de témoigner à la yokai par son rire qu'elle avait perdu grandement son estime et toute considération qu'il avait pu avoir pour elle. Bien évidemment, un vrai samouraï serait resté de marbre, mais dans le cas présent, Yusuyuki n'était pas un samouraï et les années l'avaient fait repenser à l'application du bushido aussi.

« Vous qui vous vantez d'être si brillante, je suis déçu de voir qu'une chose aussi simple vous échappe. J'ai dit que ne n'était pas samouraï et que je ne vivais pas le bushido comme eux, loin de moi d'avoir dit que je ne vivais pas le bushido. Le vivre comme un samouraï et le vivre comme je le vis est deux choses distinctes, mais dans les deux cas nous le vivons yôkai. »

Revenant au calme, Yusuyuki regarda la femme sortir la substance qu'elle s'évertua à faire chauffer pour finalement en respirer les émanations. Ce que cela pouvait être? Yusuyuki n'en avait pas la moindre idée et n'en avait pas non plus la moindre curiosité. Elle faisait bien ce qu'elle voulait. De son côté, ce genre de pratique l'indisposait. Il était certain que de garder le corps à son maximum était une obligation morale des plus grande et ce genre de chose qui influe sur le corps et le sens était pour lui bien mauvais. Mais, encore une fois, c'était sa perception à lui et il se doutait que tous ne la partageaient pas. Néanmoins, pour chasser le yôkai, il fallait les idées claires et la tête bien en place. C'était pour lui un fait indéniable et il déplorait que certains de ses confrères préfèrent reposé sur des choses qui n'avaient pas leur place selon lui dans le monde de la chasse. Certaines substances pouvaient être utiles, mais à quel prix?

Quand ensuite elle aborda le fait que les yôkai n'avaient pas besoin de vivre en communauté Yusuyuki ne pouvait voir que des faits qu'il savait vrais. Oui les yôkai dormaient moins, mangeaient moins, était plus apte à vivre seule, n'avait pas un besoin de descendance rapide... mais cela n'était que des excuses pour lui. Un village n'était pas que cela, n'était pas uniquement pour cela. Vivre en communauté et servir son seigneur était une chose indescriptible qui apportait des biens faits plus que valables. Il vrai néanmoins qu'une ville remplie de yôkai pourrait devenir dangereuse pour les autres et c'étaient le point de Yusuyuki. Les yôkais étaient des êtres noirs et abjectent qui ne pouvait vivre sans détruire ce qui les entouraient. Et, c'était la raison pour laquelle le chasseur de yôkai jugeait essentielle l'éradication de ces derniers. Si même eux avaient peur entre eux de se laisser fonder des villes, cela ne sonnait-il pas une cloche à quelques yôkais? Semblerait que non, il préférait continuer de vivre comme des engeances en détruisant l'humanité jusqu'à ne plus avoir cette source alternative pour assouvir leur instinct et se retourner contre eux même. Si jamais l'humanité perdait ce combat, alors elle aurait gagné quand les yôkai s'élimineraient eux-mêmes.

Mais, il n'en dit pas plus, laissant la yôkai penser leur race si grande et si merveilleuse, car il ne pourrait jamais lui montrer l'horreur qu'elle était, il le savait. Quant à la suite, il sourit de nouveau sous son masque et resta silencieux cette fois. Ainsi, elle croyait qu'il ne faisait que de donner du poisson au nécessiteux? Elle avait une longueur derrière lui visiblement et elle sous-estimait de beaucoup les chasseurs... là-dessus, elle aurait une surprise un jour et elle verrait bien son erreur. Mais bon, si elle continuait de vivre dans son ignorance, tant mieux pour l'humanité, le coup n'en serait que plus dur quand la réalité lui arriverait en plein visage.


« Et moi j'ai toujours pensé qu'il valait mieux donner du poisson à cet homme pendant qu'on lui apprend à péché... comme j'ai toujours pensé qu'il valait mieux donner du poisson à ceux qui ne peuvent pas pêcher pendant qu'on apprend à ceux qui le peuvent a le faire. Si vous pensez que les chasseurs laissent leur semblable dans le besoin lorsqu'ils doivent quitter ce monde, alors vous êtes bien plus aveugle que je ne pensais. »

Cette fois, la femme traça des symboles dans le sable avec son katana, ce qui visiblement inspira un dégoût à Yusuyuki visible dans ces yeux. Comment on pouvait sciemment utiliser son âme comme un vulgaire instrument pour écrire dans le sable? C'était souillé son âme que le faire traîner dans le sable et encore plus que l'y enfoncer pour tracer sur le sol. Si Yusuyuki n'était pas samouraï, il avait gardé un très fort attachement à ce principe. D'ailleurs, son sabre était celui de son père. C'était le mélange de son âme à celle de son père, mélange dont il espérait pouvoir bénéficier en sachant la grandeur d'âme et d'arme de son père. L'homme lui avait mainte fois prouvé sa valeur au combat et l'honneur de son père avait toujours été très fort malgré qu'il fut devenu ronin. Il lut les idéogrammes et les oublia aussitôt, les trouvant sans importance et n'y accordant pas la moindre attention. C'était dérisoire et c'était tout.

Elle aborda ensuite le fait que deux seuls êtres pouvaient arrêter l'arme maudite qu'elle avait. Un hanyô et un yôkai... avec des armes visiblement bien spéciales. Pour la yôkai, Yusuyuki n'avait pas la moindre exception en tête, c'était un yôkai et c'était tout. Encore plus s'il avait le pouvoir de ramener à la vie et qu'il se refusait de l'utiliser pour la juste cause. Cela montrait bien qu'il n'était pas différent des autres. Quant à l'hanyô, ce serait de voir si jamais il le rencontrait ce qu'il pouvait valoir. Après tout, on ne choisissait pas ses parents et Yusuyuki savait que pour certain la part humaine avait préséance sur celle yôkai. Il pouvait donc se montrer aussi tolérant qu'avec des humains pour certains hanyô. Quant au fait qu'il soit frère, Yusuyuki n'en accordait pas plus grande importance que cela. Quant à la suite sur l'arme, le chasseur de yôkai n'y voyait qu'un aveuglement pathétique qu'elle ne pouvait briser. Elle y était soumise, car elle avait cédé à certaines de ses demandes. Et une soumission partielle n'existait pas, car on finissait par se soumettre totalement ou se rebeller et faire soumettre l'autre. Or, elle allait finir par se soumettre, il le voyait bien.


« Mensonge, illusion et faiblesse d'esprit que vous ne pouvez surpasser. Vous vous êtes soumise à lui du moment que vous avez cédé à sa première exigence et il ne tolérera pas longtemps votre opposition. Il vous soumettra ou vous détruira, car jamais vous ne pourrez le soumettre, vous êtes trop faible d'esprit et c'est visible. »

Il avait profité de la légère pause de la yôkai pour glisser ces quelques phrases comme une prophétie donnée par une voyante. Son ton n'était en rien moqueur ou provocateur, mais bien seulement le ton d'une personne qui énonce une chose bien trop évidente. Bien sûr, le futur n'était pas un passé qui recommençait, mais parfois le futur n'était pas difficile à déchiffrer. Quand elle se montrera piqué à vif par ses propos sur les enfants, Yusuyuki trouva ridicule la yôkai. Elle ne voulait pas qu'on lui parle du fait qu'elle tuait des enfants, mais elle en tuait sans questionné ou leur laissé de chance sur les ordres d'une entité démoniaque habitant dans un objet en sa possession. C'était comme un meurtrier qui refusait de se faire dire qu'il avait tué parce qu'il ne supportait pas l'idée. C'était pitoyable, pathétique, digne d'un chien et encore les chiens étaient plus dignes. Néanmoins, il n'eut pas le temps de répondre avant que la pluie de sang s'abatte sur lui et le transperce à la manière d'arme ayant été lancé. Ainsi, c'était un des pouvoirs de la yôkai. L'armure de Yusuyuki encaissa une partie de l'attaque, alors que d'autres endroits à découvert ou place où l'armure était moins protectrice lui laissèrent un picotement de douleur remontée dans son corps.

« Je crois comprendre que la discussion est terminée? »

Le ton de Yusuyuki était le ton d'une conversation bien normale. Elle l'avait blessé, oui et? Combien de fois Yusuyuki avait été blessé et qu'il avait du vivre avec la douleur? C'était une partie de son éducation et de sa vie, il n'allait pas chialer pour les blessures qu'elle venait de lui faire. Néanmoins, ses mains tenaient ses armes maintenant sorties de leur fourreau, signe qu'il était prêt à engager le combat lui aussi. Un samouraï ne pouvait pas rengainer une lame qui n'avait pas goûté au sang de son ennemi, alors il allait lui faire couler le sang de ses armes. Bien évidemment, il voyait bien qu'elle était habile pour manipuler le sang, alors il ne ferait pas les choses n'importe comment non plus. Il était un guerrier fort et endurant, mais pas au prix de l'intelligence, ça non. Se redressant suite au coup qu'il venait d'encaisser, reprenant une posture de combat, il regardait toujours la yôkai sans le moindre signe de peur ou même d'excitation. Il semblait être complètement indifférent au combat approchant.

« Si vous ne voulez pas avoir le meurtre d'enfant sur votre conscience, n'en tuer pas. Ne me faite pas croire que vous êtes une mère aimante, une mère aimante ne tue pas les enfants comme s'ils étaient des animaux sans valeur... elles ne feraient pas comme vous. Assumez vos meurtres ou mettez fin à vos jours pour regagniez votre honneur. »

Ses sens au maximum d'alerte possible, il regardait la yôkai en sachant que ses chances face à elle n'étaient pas des plus grandes. Mais, il allait lui faire face et il allait faire ce qu'il devait faire, la combattre et la tuer. Comment, il ne le savait pas encore pour le moment, mais il ne fuirait pas comme un couard et il ne fuirait pas à sa vie. Elle était tuable, tout comme lui et il trouverait comment, il réussirait et elle verrait bien qu'elle était tout aussi possible à tuer que les autres.
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Ayana Konoka
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Impératrice (pv Ayana)   Lun 22 Aoû - 17:15

Ayana ne répondait même plus aux suppliques de l'humain, faisant glisser ses fins doigts le long de sa lame sur laquelle étaient restées quelques traces de sang. Un sang bien rouge, bien vif, riche. Elle se souvint de certains médecins chinois capables de dire la maladie d'une personne en goûtant son sang. Le Japon lui paraissait bien terne à côté de son pays natal mais elle y restait. Quel intérêt à rentrer en Chine? Elle l'avait assez parcouru, assez connu, les populations ne changeaient pas alors que les montagnes s'érodaient sous les assauts du vent, des tempêtes de sable, de l'eau et de la foudre. Les hommes tentaient de s'attirer les faveurs de la nature, par des offrandes aux dieux ou même aux yôkais élémentaires tant qu'ils étaient épargnés... Dans ce monde où la nature et ses caprices dépendaient d'êtres spirituels, comment les hommes pouvaient oser penser pouvoir se débarrasser d'eux? Ils allaient ruiner ce qu'Izanami et Izanagi leur avait offert.

Son sabre était parfait, le rouge du sang et l'argent de la lame ressortaient parfaitement avec les flammes encore vives. L'équilibre était aussi parfait. Assurément c'était une excellente arme. Dommage que la jeune femme n'en ait pas vraiment l'utilité. Les yôkais n'avaient pas besoin d'armes conventionnelles, sans attribut magique ou seulement en dernier recours car face à d'autres yôkais, tout aussi solide que soit la lame, elle casserait sous les assauts. Pourquoi se perfectionner tant à tuer de manière de plus en plus efficace autrui? Et pourquoi s'évertuer à justifier ou plutôt camoufler ces meurtres par de beaux préceptes?
Au loin on entendit une cloche d'un temple. C'était étonnant si tard, surement pour annoncer la mort naturelle, si rare à cette époque, d'un villageois. Là encore la nature savait faire son oeuvre, inutile de l'assister.

Aya fit vibrer la lame. Le sang frémit comme si chaque goutte désirait être réunies avec ses consoeurs alors que la plaie de son bras se refermait déjà, ne laissant aucune trace du passage de la lame. "une mère aimante"? Des mères, épouses de samourai, ne tuaient pas leurs enfants quand leur époux avait éxecuté le suicide rituel pour laver leur honneur? Elle y avait déjà assisté en tout cas. Tout comme des parents vendant leurs enfants car ils n'ont plus les moyens de les nourrir. Pourquoi la prendre à partie? Bref, elle devait en finir.

La yôkai secoua un grand coup son sabre pour en faire tomber les gouttes de sang et toujours sans mot dire, sortit avec son autre main son éventail alors qu'elle ressemblait le sang au sol, son sang et celui de l'humain qui venait de couler, pour former une surface liquide éclairée brièvement par les flammes. Un sang à la vue identique, mais aux capacités grandement différentes.


*"Fidélité, piété, politesse", si on se base sur cet homme seul alors les samourais n'obéissent qu'au premier, ils sont bien loin de l'idéal qu'ils recherchent*

Tout en pensant ces mots, elle déplia lentement l'éventail jusqu'à ce qu'elle l'envoie d'un mouvement sec vers le samourai, d'un mouvement trop rapide pour qu'un humain puisse le reproduire. Il est évident que le dit éventail ne fut pas envoyé ainsi, tout simplement déplié. Les lames étaient sorties, des lames très fines et tranchantes, un mécanisme chinois introuvable au Japon ou seulement chez les artisans chinois des grandes villes à des prix exhorbitants. Bref, pas une arme qu'on croise tout les jours.
Immédiatement après avoir lancé cette arme dissimulée, elle se glissa derrière le samourai pour reprendre son arme et la renvoyer toujours bien sur, vers l'humain. Ces enchaînements ne lui demandaient aucun effort et elle parvenait aisément à parer les assauts de son adversaire. Après près de sept siècles de combat, les combats singuliers ne présentaient plus aucune difficulté et chaque goutte de sang versée se retournait contre l'humain à la vitesse d'une flèche comme un assaut sans fin. Elle gagnera haut la main ce combat et le lendemain matin elle sera déjà de retour à Edo.


[Désolée c'est vraiment pas terrible mais je suis vraiment liquéfiée du cerveau ._.]

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Yusuyuki Takashi
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Impératrice (pv Ayana)   Ven 2 Sep - 17:12

La conversation était bel et bien terminée et le combat commençait sans le moindre doute. La maîtrise qu'elle manifestait sur le sang qui se trouvait un peu partout ne surprenait pas Yusuyuki. Depuis le temps qu'il chassait les yôkais, il savait bien que ceux-ci avaient des pouvoirs bien particuliers et inaccessibles pour les humains. Il n'allait pas renoncer au combat pour cela, mais bien prendre le paramètre en considération pour tenter de lui laisser le moins d'ouverture possible, bien qu'il se doutait qu'il ne pouvait pas vraiment grande chose à ce point. Mais bon, s'il devait mourir à nouveau, qu'il en soit ainsi, il n'allait pas tenter de se sauver ou de s'échapper. Faire face et tenir les pieds sur le sol, tel était la chose à faire dans la situation et il allait le faire.

Prêt à toute éventualité, il n'était pas dupe. L'éventail de la yôkai ne pouvait pas être normale, il le savait bien et quand elle lui lança, il fit un mouvement d'esquive qui fit que l'armure encaissa une partie en déviant le coup qui l'aurait blesser sinon. Il s'attendait à ce que les choses ne soient pas si faciles pourtant et il ne fut pas surpris de voir la yôkai déjà derrière lui pour attraper son éventail et recommencer l'attaque, manquant de vitesse sur ce coup et s'entaillant quelque peu avec l'arme efficace, mais quand même moins efficace qu'une arme plus conventionnelle. Pleinement conscient de son environnement aussi, il n'alla pas dans la marre de sang que la yôkai avait manier pour quelques raisons que ce soit, faisant ses mouvements toujours en conséquence de ne pas y entrer. Quant au reste, il finit par trouver un jeu d'esquive et de parade moindrement efficace, mais c'était déjà ça.

Néanmoins, il ne tiendrait pas non plus une éternité et il le savait. Ses coups étaient esquivés ou parés, tandis que lui ne parvenait pas à faire de même avec tous les coups qu'infligeait la yôkai. Cependant, il était un chasseur au talent et au potentiel indéniable et se montra de loin supérieur à la moyenne dans ce combat, gardant la tête froide et un calme que peu aurait pu avoir. Les entailles qu'ils recevaient semblaient ne pas l'affecter et aucune douleur ne semblait émaner de l'être froid et 'déconnecté' qu'il était, faisant de lui ce que tout samouraï est : une machine à tuer. Et bien qu'il n'avait pas l'avantage du combat, il ne perdait pas de vu son objectif.

Le temps s'écoulait néanmoins et il commençait à chercher un moyen de renverser la situation. Changeant de technique, il para un coup en s'agenouillant pour faire continuer son arme dans une attaque aux jambes, manquant la yôkai comme il le pensait, mais anticipant le prochain mouvement que cette dernière allait accomplir par l'analyse du combat qui progressait depuis peu et se plaça dans le mouvement de son attaque hors de porté de la prochaine attaque à la dernière minute, se retournant pour asséner une attaque puissante avec la force de ses jambes et du tourniquet que son corps devait faire, sentant une résistance passagère contre sa lame, piquant sans pitié avec son wakizashi à un endroit où devrait se trouver un corps humanoïde en contact avec son katana, se relevant d'un bond dans le mouvement qui lui permit des se retourner vers l'impératrice, ses armes en mains. La respiration légèrement saccadée, mais le corps complètement solide à l'image d'un guerrier implacable, Yusuyuki prit parole brièvement de nouveau.


« Semblerait que vous puissiez saigné vous aussi et qu'un simple humain puisse y parvenir... je repenserais à votre vision des choses à votre place. »

[Désolé du temps de réponse, j'ai dû reprendre l'habitude de la routine des cours.]
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MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Impératrice (pv Ayana)   

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